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Juillet
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Permanence du Cinéma

Version Restaurée 4K Haute définition  

La Grande Bouffe

Marco Ferreri

Italie, France, 1973, 2h05

Avec : Marcello Mastroianni, Ugo Tognazzi, Michel Piccoli, Philippe Noiret, Andréa Ferréol

Quatre amis gourmets s'enferment tout un week-end à la campagne et organisent une "bouffe" gigantesque.

Présenté à Cannes en 1973, le film fit scandale, notamment chez les journalistes qui ne supportaient pas qu'un iconoclaste italien représente ainsi le pays du bon goût français ! Aujourd'hui, même si la polémique s'est éteinte, ce brûlot politiquement insultant garde toute sa force.

Le crépuscule de la société de consommation.

Le film sort en 1973, c'est à dire à la fin des Trente Glorieuses, période qui sacre une société occidentale qui s'est construite autour de la consommation des biens et des services. Cette société trouve son achèvement avec La Grande Bouffe, dans une atmosphère de fin du monde. Dans Les Cahiers du cinéma, Pascal Bonitzer considère que le film est une charge contre la bourgeoisie capitaliste : « La Grande Bouffe témoigne de la présence de plus en plus forte des déchets dans la société de consommation que la bourgeoisie s'efforce de maîtriser. La société de consommation est celle des déjections. La mort doit intervenir comme un acte mécanique de production-consommation »

L'art est toujours provocateur

L'Humanité dénonce une campagne réactionnaire et chauvine contre le film : « les tenants de l'ordre se sont emparés du film pour servir des fins politiques, mettre en cause la liberté de création et justifier la censure ». François Nourissier et Pierre Billard (Le Point) s'indignent : « rappelons à nos Pères la Vertu que leur vertu, professée aux dates adéquates, eût expédié au néant, au silence ou à l'asile le fou Van Gogh, le dingue Lautréamont, les déséquilibrés Nerval et Heine. Et Picasso, qui ne respectait pas la noblesse de la figure humaine ? Et Proust aux mœurs scabreuses ? .... ».

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