
Mauvaise étoile
Lola Cambourieu et Yann Berlier
France, 2026, 2h12
Avec : Noëmie Édé-Decugis, Hugo Carton et Anouk Berlier-Cambourieu
En pleine canicule dans une banlieue pavillonnaire du sud de la France, Alex reproche une fois de plus à Kiki d'avoir merdé. Pourtant Kiki crève d'envie de lui faire plaisir.
Mauvaise Étoile avance dans le jour avant de nous plonger dans la nuit. Au travers d'une famille se tisse une toile qu'il faudra un jour déchirer. Ce qui agit au cœur des personnages est invisible, diffus mais n'échappe pas au regard lucide d'une petite fille. Tous.tes gravitent autour d'une situation banale, violente. Et c'est peu à peu que la nuit s'installe, que l'emprise apparaît, avec une distance aussi fine que juste. Lola Cambourieu et Yann Berlier placent leur caméra là où le probable devient réel, et la tension se construit autour d‘un homme qui exerce la dureté de sa psychose et de sa paranoïa. Le film accompagne avec finesse cette traversée insensée dans une quasi-unité de temps en se tenant aux côtés d'une femme dont la conscience tente de s'éveiller des sables mouvants.
Le film nous conduit dans les méandres et les mécaniques à l'œuvre depuis des lustres et qui exercent sur les corps et les âmes des blessures profondes. Dévoilées ici dans un mouvement cinématographique implacable et d'une grande précision, qui déplie un inquiétant ballet des ombres, et convoque une fin qui a la beauté d'être aussi inattendue qu'inévitable. Hélène Milano, Thomas Paulot, Philippe Petit et Déni Pitsaev, cinéastes de l'ACID
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