
WIlD HORSE NINE
Etats-Unis, Royaume-Uni, 2026, 1h57
Avec : Ailín Salas, John Malkovich, Mariana Di Girólamo, Parker Posay, Sam Rockwell, Steve Buscemi
Peu avant le coup d’État chilien de 1973, deux agents de la CIA, Chris et Lee, sont envoyés de Santiago vers l’île de Pâques par leur supérieur, MJ. Au milieu des statues emblématiques de l’île, tandis que ces partenaires de longue date sont confrontés à leur sombre passé et aux complots en cours, Chris noue une relation avec deux étudiantes rebelles qui menace de faire basculer dans le chaos leur séjour dans ce paradis isolé… Peu de cinéastes ont, comme Martin McDonagh, un style aussi singulier à l’écrit. Peut-être parce qu’il vient du théâtre, son cinéma sait faire claquer les mots comme personne. De Bons Baisers de Bruges (2008) à 3 Billboards (2017), dans ses films, une punchline peut blesser bien plus qu’un coup de feu. Savamment écrit, avec un art de déplier les enjeux et ses surprises petit à petit, le film nous trimballe dans les pas de ces deux héros mal assortis avec un brio déconcertant. Tour à tour trivial et léger, soudain grave et inquiet, le film navigue en équilibriste, de séquences de discussions improbables en montées de tension soudaines. Puissamment politique et en colère, mais aussi délicatement mélo, Wild Horse Nine médite avec humour et gravité sur la puissance terrible des forts et le sentiment d’impuissance qui parfois nous accable. Avec peut-être, pour seule arme pour s’en sortir, la possibilité de s’étonner encore. Trois couleurs
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