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Rosalie

Stéphanie Di Giusto

France, 2024, 1h55

Avec : Nadia Tereszkiewicz, Benoît Magimel, Benjamin Biolay

Rosalie est une jeune femme dans la France de 1870 mais ce n’est pas une jeune femme comme les autres, elle cache un secret : depuis sa naissance, son visage et son corps sont recouverts de poils. De peur d’être rejetée, elle a toujours été obligée de se raser. Jusqu’au jour où Abel, un tenancier de café acculé par les dettes, l’épouse pour sa dot sans savoir son secret. Mais Rosalie veut être regardée comme une femme, malgré sa différence qu’elle ne veut plus cacher. En laissant pousser sa barbe, elle va enfin se libérer. Elle veut qu’Abel l’aime comme elle est, alors que les autres vont vouloir la réduire à un monstre. Abel sera-t-il capable de l’aimer ? Survivra-t-elle à la cruauté des autres ?

Si Rosalie soutient avec trop de raideur l’académisme voulu par son genre convoité (film rural en costume du 19eme), il se trouve constamment nourri par une écriture, par des réactions de personnages considérés à la juste valeur de leur intelligence, dirigés vers un contemporain bienvenu et éclairant. Quand Rosalie se montre pour la première fois avec sa barbe, elle est encensée, complimentée et tout qui pouvait la désigner comme monstre mute en une extension logique d’elle-même et dynamite les normes du genre, proposant un féminin réinventé et transgenre. Le monstre ici n’a alors d’autre visage que celui patibulaire (et très barbu) d’une masculinité rance et limitée.

Marilou Duponchel

© 2015Cinémartigues 

 

 

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