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A partir de 3 ans

A partir de 3 ans

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Les Survivants du Che
Christophe Dimitri Réveille

France, 2026, 1h38

CANNES 2026 Séance spéciale

Un documentaire mélangeant images d’archives, interviews et animation
Depuis la victoire de la Révolution cubaine en 1959, trois guérilleros ont juré allégeance à Che Guevara et le suivent dans son combat pour exporter la révolution. En 1967, après leur ultime combat en Bolivie et l’exécution de leur leader, ces hommes de l’ombre vont réussir une incroyable échappée de 2.400 km en cinq mois. Pourchassés par plus de quatre mille soldats de l’armée bolivienne, ils parviendront finalement à rejoindre le Chili. À travers leurs témoignages inédits, Les Survivants du Che nous plonge au cœur de cette chasse à l’homme, où se croisent destins personnels et enjeux de la Guerre Froide.

 Réveille met nettement l’accent sur les témoignages actuels de trois guérilleros, trois Cubains, qu'on voit filmés en plan fixe face caméra et dont le film emploie les noms de guerre : Benigno, Urbano et Pombo. Leur récit collectif des cinq mois qu'il leur a fallu pour s'évader de Bolivie a tout d’un thriller : parfois, le succès de leur odyssée semble tout-à-fait miraculeux, mais elle est captivante de bout en bout. On devine aussi qu’une grande partie du travail qu'a nécessité le film demeure hors champ.

On est frappé par la cohérence du récit malgré l’extrême rareté des images et photos d’archives. Le montage de Julien Schickel assemble avec précision ces fragments, s’autorisant des détours quand une anecdote palpitante le requiert, mais sans jamais s’éloigner du fil conducteur principal. Des séquences animées sépia imitant l’aquarelle, où les personnages bougent peu mais n’en paraissent pas moins dynamiques, reconstituent des moments évoqués dans les témoignages (il faut noter à cet égard que Réveille avait déjà collaboré avec Benigno, sur un roman graphique). Les Survivants du Che fait partie des rares cas où l’animation dans le documentaire enrichit la matière au lieu de donner l’impression de n’être là que pour combler les trous laissés par l’absence d’images. CinEuropa
 

© 2015Cinémartigues 

 

 

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